Avocat violences conjugales à Strasbourg : ordonnance de protection, plainte et accompagnement dès aujourd’hui

Un premier rendez-vous dans un cadre confidentiel pour évaluer la situation et les recours. Photo : _ Whittington (Pexels)
Si vous subissez des violences de la part de votre conjoint à Strasbourg, une chose doit être dite clairement : vous n’avez pas à choisir entre protéger votre sécurité et engager une procédure. Les deux se mènent en parallèle. Un avocat peut saisir le juge aux affaires familiales pour vous éloigner de l’auteur en quelques jours, tout en construisant le volet pénal. Cet article vous explique, étape par étape, ce qui se passe concrètement dans le ressort du Tribunal judiciaire de Strasbourg, quelles preuves réunir, quels interlocuteurs saisir, et comment le Cabinet Agathe Demaretz peut piloter votre dossier, y compris entièrement à distance si vous avez dû quitter le domicile.
Un mot d’honnêteté avant de commencer : aucun avocat ne peut vous garantir l’obtention d’une ordonnance de protection ni un délai. La déontologie l’interdit, et la réalité judiciaire le confirme. Ce que vous trouverez ici, c’est un parcours clair, sans promesse creuse.
Violences conjugales à Strasbourg : ce qu’un avocat peut faire pour vous dès aujourd’hui

Contacter les secours ou une ligne d’écoute reste le premier réflexe de mise en sécurité. Photo : Son Hoa Nguyen (Pexels)
Un avocat en droit des violences conjugales à Strasbourg a trois missions concrètes et immédiates : sécuriser votre situation (demander l’éviction du conjoint et l’attribution du logement via le juge aux affaires familiales), engager le volet pénal (déposer plainte, réunir les preuves), et coordonner ces deux voies pour qu’elles se renforcent au lieu de se contredire. C’est cette coordination qui fait la différence, car une ordonnance de protection appuyée par une plainte et des preuves médicales pèse davantage devant le juge.
Le Cabinet Agathe Demaretz traite ces dossiers de manière personnelle : c’est Me Demaretz qui répond aux appels et aux mails, et qui vous suit du premier rendez-vous à l’audience. Les rendez-vous sont possibles de 8h à 19h du lundi au vendredi, sans interruption, et le dossier peut être géré intégralement à distance, une option décisive quand vous êtes en hébergement d’urgence ou que vous ne pouvez pas vous déplacer en sécurité. Vous pouvez prendre contact directement au 07 52 05 09 69 ou à demaretz@strasbourg-avocat.fr.
Avant toute démarche juridique, retenez les numéros d’urgence :
- 17 (police et gendarmerie, danger immédiat)
- 3919 (violences femmes info, écoute anonyme et gratuite, 24h/24)
- 114 (par SMS, pour alerter sans parler si vous ne pouvez pas téléphoner)
L’avocat intervient après ou en parallèle de ces dispositifs. Il ne remplace ni la police en cas de danger immédiat, ni l’écoute des associations. Il structure la suite juridique.
Reconnaître les violences conjugales : formes, emprise et qualification juridique
Les violences conjugales ne se résument pas aux coups. La loi française reconnaît quatre grandes formes de violences au sein du couple, et chacune peut fonder une plainte comme une ordonnance de protection.
- Violences physiques : gifles, coups, strangulation, séquestration, mais aussi le fait de bousculer ou de retenir de force.
- Violences psychologiques : humiliations répétées, insultes, menaces, contrôle des déplacements, surveillance du téléphone, isolement de la famille et des amis.
- Violences sexuelles : tout acte imposé sans consentement, y compris au sein du mariage. Le viol entre époux est reconnu par le droit pénal.
- Violences économiques : privation de ressources, confiscation des revenus ou des papiers, interdiction de travailler, endettement forcé.
L’emprise est le mécanisme qui rend ces violences difficiles à nommer et à quitter. Elle s’installe par un cycle répété : tension, explosion (l’acte violent), justification et minimisation par l’auteur, puis une phase de calme et de promesses qui redonne espoir. Ce cycle enferme la victime dans le doute et la culpabilité. Comprendre qu’il s’agit d’un schéma, et non d’un incident isolé, est souvent le point de départ d’une démarche juridique.
Sur le plan de la qualification, le Code pénal sanctionne les violences aggravées par la qualité de conjoint, concubin ou partenaire de PACS (peines alourdies par rapport à des violences ordinaires), tandis que le Code civil, dans ses articles 515-9 et suivants, ouvre la voie civile de l’ordonnance de protection. Un avocat qualifie précisément les faits que vous décrivez, car de cette qualification dépendent la procédure et les mesures possibles. Aucune qualification ne préjuge de l’issue : elle oriente la stratégie.
L’ordonnance de protection : mécanisme, mesures et délais réels

L’ordonnance de protection est délivrée par le juge aux affaires familiales. Photo : pessoas uem (Pexels)
L’ordonnance de protection est une décision rapide du juge aux affaires familiales (JAF) qui protège une victime de violences conjugales sans attendre l’issue du procès pénal. Elle repose sur les articles 515-9 et suivants du Code civil et se demande, dans notre ressort, auprès du JAF du Tribunal judiciaire de Strasbourg. Point essentiel : elle ne suppose pas de plainte préalable. Vous pouvez l’obtenir même si vous n’avez pas encore saisi la police.
Le juge peut prononcer plusieurs mesures, cumulables selon votre situation :
- Éviction du conjoint violent du domicile et attribution du logement à la victime, même si le bail ou le bien est au nom de l’auteur.
- Interdiction d’entrer en contact avec vous, par tout moyen, et interdiction de paraître dans certains lieux.
- Interdiction de détenir une arme.
- Dispositions relatives aux enfants : modalités de résidence, droit de visite encadré ou suspendu, pension alimentaire.
- Dissimulation de votre adresse aux tiers et à l’auteur.
Sur les délais, soyez informé sans illusion. Le Code civil fixe au juge un objectif de statuer dans un délai de 6 jours à compter de la fixation de la date d’audience. C’est un objectif légal, pas une garantie : en pratique, ce délai est fréquemment dépassé selon la charge de la juridiction et le temps nécessaire pour organiser le contradictoire (l’auteur doit pouvoir se défendre). L’ordonnance de protection n’est jamais automatique : le juge apprécie s’il existe des raisons sérieuses de considérer les violences vraisemblables et le danger réel. Le rôle de l’avocat est précisément de réunir et de présenter les éléments qui rendent ces deux conditions crédibles. Ce travail relève du droit de la famille et des personnes, domaine dans lequel intervient Me Demaretz.
Volet pénal : plainte, main courante et procédure
Le volet pénal vise à faire reconnaître et sanctionner l’auteur des violences, là où l’ordonnance de protection vise d’abord à vous mettre à l’abri. Ces deux voies sont distinctes et peuvent être menées ensemble.
La première distinction à comprendre est celle entre main courante et plainte. La main courante est une simple déclaration enregistrée par la police, sans déclenchement de poursuites : elle date les faits mais ne saisit pas le procureur. La plainte déclenche une enquête et peut aboutir à des poursuites contre l’auteur. Pour une victime de violences conjugales, la plainte est en principe la voie qui protège réellement, la main courante ne devant être qu’un premier jalon si vous n’êtes pas encore prête à porter plainte.
Le déroulé de la procédure pénale suit généralement ces étapes :
1. Dépôt de plainte au commissariat, à la gendarmerie ou directement auprès du procureur de la République de Strasbourg.
2. Enquête menée par les services de police sous la direction du parquet (auditions, expertises, réquisitions).
3. Décision du procureur : classement, alternative aux poursuites, ou renvoi devant le tribunal.
4. Mesures d’éloignement pouvant être décidées en amont (contrôle judiciaire imposant une interdiction de contact).
5. Audience de comparution de l’auteur devant le tribunal correctionnel.
Deux dispositifs de protection méritent d’être connus. Le téléphone grave danger (TGD) permet à une victime en danger de joindre immédiatement une plateforme d’assistance qui alerte les forces de l’ordre. Le bracelet anti-rapprochement (BAR) géolocalise l’auteur et déclenche une alerte s’il s’approche de la victime. Ces mesures sont décidées par l’autorité judiciaire et votre avocat peut en demander l’attribution. La coordination de la plainte avec l’ordonnance de protection relève à la fois du volet pénal et des compétences en droit pénal du cabinet.
Le protocole des 6 premiers jours dans le ressort de Strasbourg
Les premiers jours déterminent la solidité de votre dossier. Voici un déroulé concret, jour par jour, adapté aux interlocuteurs réels de Strasbourg et du Bas-Rhin. Ce protocole est un repère : votre situation peut imposer un autre ordre, notamment si le danger est immédiat (dans ce cas, appelez le 17 avant tout).
Jour 1 : sécuriser et faire constater. Mettez-vous en sécurité (proche, hébergement d’urgence via le 3919). Faites constater vos blessures par un médecin ou aux urgences pour obtenir un certificat médical décrivant les lésions et, si possible, une incapacité totale de travail (ITT). Ce document est une pièce majeure du dossier.
Jour 2 : rassembler les preuves. Sauvegardez les SMS, messages, mails, photos de blessures ou de dégradations, et notez les coordonnées de témoins (voisins, famille, collègues). Ne supprimez rien et faites des copies conservées hors de portée de l’auteur.
Jour 3 : formaliser auprès des autorités. Déposez plainte au commissariat de Strasbourg ou en gendarmerie, ou faites-la adresser au procureur. Si vous n’êtes pas encore prête, une main courante date au moins les faits.
Jour 4 : contacter un avocat et une association. Prenez rendez-vous avec un avocat pour évaluer l’opportunité d’une ordonnance de protection. Rapprochez-vous d’une association d’aide aux victimes du Bas-Rhin, qui peut vous accompagner dans les démarches et l’hébergement.
Jour 5 : préparer la requête devant le JAF. L’avocat rédige la requête en ordonnance de protection destinée au JAF du Tribunal judiciaire de Strasbourg, en s’appuyant sur les preuves réunies aux jours 1 à 3.
Jour 6 : dépôt et suivi. La requête est déposée, la date d’audience sollicitée. À partir de là, le délai indicatif de 6 jours commence à courir, sous les réserves déjà expliquées.
L’écueil le plus fréquent est d’attendre plusieurs semaines avant de faire constater les faits : plus le temps passe, plus les preuves s’affaiblissent. À l’inverse, l’erreur consiste à quitter le domicile sans rien documenter, ce qui fragilise la demande d’attribution du logement.
Piloter le dossier à distance. Si vous avez quitté le domicile ou séjournez en hébergement d’urgence, vous n’avez pas à vous déplacer au cabinet. Le Cabinet Agathe Demaretz peut traiter l’intégralité du dossier à distance : échanges par téléphone et mail, transmission sécurisée des pièces, préparation de la requête sans que votre adresse ne soit divulguée. Cette possibilité est pensée pour les victimes qui ne peuvent pas se déplacer en sécurité. Le cabinet intervient à Strasbourg, mais aussi à Schiltigheim, Haguenau et Illkirch-Graffenstaden.
Vous êtes mis en cause : défense d’une personne accusée de violences conjugales
Une personne visée par une plainte ou une ordonnance de protection pour violences conjugales a le droit d’être défendue, et ce droit est aussi légitime que celui de la victime. Que vous contestiez les faits ou que vous estimiez la procédure disproportionnée, vous avez besoin d’un avocat pour comprendre ce qui vous est reproché et organiser votre défense.
Vos droits sont concrets : accès au dossier, présentation d’observations devant le juge aux affaires familiales lors de l’audience contradictoire de l’ordonnance de protection, assistance lors des auditions et, si l’affaire est pénale, présence d’un avocat à chaque étape (garde à vue, instruction, audience). L’ordonnance de protection étant une procédure contradictoire, vous avez le droit d’être entendu avant qu’elle ne soit prononcée.
La défense consiste à rassembler des éléments dans le respect strict de la procédure : témoignages, échanges écrits, éléments de contexte, sans jamais chercher à intimider la partie adverse ni à contourner la loi. Sur ce point, la position déontologique du cabinet est nette. Me Demaretz assure une défense loyale et rigoureuse, sans dénigrer la partie adverse et sans jamais promettre un résultat. Aucun avocat honnête ne peut garantir une relaxe ou le rejet d’une ordonnance de protection : il peut construire la meilleure défense possible avec les éléments dont vous disposez.
Honoraires, aide juridictionnelle et documents utiles
La transparence sur le coût est un engagement du cabinet : les modes de facturation vous sont expliqués avant tout engagement, lors du premier rendez-vous. Selon la nature du dossier, les honoraires peuvent prendre la forme d’un forfait pour une procédure définie ou d’une facturation au temps passé. Une convention d’honoraires écrite formalise cet accord, comme le prévoit la réglementation de la profession. Le détail des modalités est présenté sur la page honoraires du cabinet.
Si vos ressources sont limitées, vous pouvez bénéficier de l’aide juridictionnelle, totale ou partielle, qui prend en charge tout ou partie des frais d’avocat et de justice. Les victimes de violences conjugales peuvent, dans certaines situations d’urgence liées à une ordonnance de protection, bénéficier d’un accès facilité à cette aide. Pour estimer vos droits, vous pouvez utiliser le simulateur officiel d’aide juridictionnelle et récupérer les formulaires cerfa nécessaires, regroupés sur la page documents utiles.
Dès le premier rendez-vous, ce qui vous est annoncé est clair : les étapes de la procédure, les éléments qui renforcent ou fragilisent votre dossier, les risques et les chances, et le coût prévisible. Cette transparence en amont vous évite les mauvaises surprises et vous permet de décider en connaissance de cause. Lorsque des enfants sont concernés, les questions de résidence et de protection relèvent aussi du droit des mineurs, abordé avec la même exigence.
Prendre contact avec le Cabinet Agathe Demaretz
Pour engager une démarche ou simplement poser vos questions, contactez Me Agathe Demaretz au 07 52 05 09 69 ou par mail à demaretz@strasbourg-avocat.fr. C’est elle qui vous répond personnellement, et vous pouvez demander un rendez-vous de 8h à 19h du lundi au vendredi, ou un traitement du dossier à distance.
Le cabinet intervient dans tout le ressort du Barreau de Strasbourg : Strasbourg, Schiltigheim, Haguenau et Illkirch-Graffenstaden, devant le Tribunal judiciaire de Strasbourg et les juridictions de proximité. Que vous soyez victime ou mise en cause, l’échange initial est confidentiel : le secret professionnel de l’avocat protège tout ce que vous confiez. Vous pouvez formuler votre demande via la page contact ou consulter le détail de la pratique en violences conjugales.
Ils en parlent mieux que nous
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Rayane Cherbak, avis Google vérifié (voir les avis sur Google)
FAQ
Faut-il porter plainte avant de demander une ordonnance de protection à Strasbourg ?
Non, l’ordonnance de protection ne suppose pas de plainte préalable. Le juge aux affaires familiales du Tribunal judiciaire de Strasbourg peut la prononcer sur la seule base d’éléments rendant les violences vraisemblables et le danger réel. Une plainte renforce toutefois le dossier, c’est pourquoi les deux voies sont souvent menées en parallèle.
Combien de temps faut-il pour obtenir une ordonnance de protection ?
Le Code civil fixe au juge un objectif de statuer dans un délai de 6 jours à compter de la fixation de la date d’audience. En pratique, ce délai est souvent dépassé selon la charge de la juridiction et le temps nécessaire pour convoquer l’autre partie. Aucun avocat ne peut garantir ce délai ni l’obtention de la mesure.
Puis-je être suivie par un avocat si j’ai quitté le domicile et que je ne peux pas me déplacer ?
Oui. Le Cabinet Agathe Demaretz peut traiter l’intégralité du dossier à distance, par téléphone, mail et transmission sécurisée des pièces. Cette solution est adaptée aux victimes en hébergement d’urgence ou qui ne peuvent pas se déplacer en sécurité, et permet de préparer la requête sans divulguer votre adresse.
Quelles preuves rassembler dans les premiers jours ?
Priorisez un certificat médical décrivant les blessures et l’éventuelle ITT, les SMS, mails et messages, les photos de lésions ou de dégradations, et les coordonnées de témoins. Conservez des copies hors de portée de l’auteur et ne supprimez rien. Plus ces éléments sont réunis tôt, plus le dossier est solide.
Que faire si je suis accusé à tort de violences conjugales ?
Vous avez le droit d’être défendu et entendu, notamment lors de l’audience contradictoire devant le juge aux affaires familiales. Un avocat vous aide à accéder au dossier, à rassembler des éléments de défense dans le respect de la procédure et à vous assister à chaque étape pénale. La défense est menée loyalement, sans promesse de résultat, ce qu’aucun avocat ne peut garantir.


